Dunwise
Retour au blog
Comment envoyer des relances de paiement efficaces

Comment envoyer des relances de paiement efficaces

90% des PME font face à des retards de paiement. Le guide complet pour vos relances : quand les envoyer, quoi inclure, et pourquoi l'email seul ne suffit pas.

La facture est envoyée. La date d'échéance est passée. Et maintenant ? Vous envoyez une relance. Du moins, c'est ce que vous devriez faire. En pratique, beaucoup de dirigeants attendent trop longtemps, envoient un message trop prudent, ou sautent la relance par peur de nuire à la relation avec le client.

90% des PME font face à des retards de paiement. En moyenne, 14,2% des factures ne sont pas payées dans les temps. Près d'un dirigeant sur quatre perd plus de 20 000 euros par an à cause de factures irrécouvrables.

Une bonne relance est votre premier et meilleur outil. Voici tout ce qu'il faut savoir sur l'envoi d'une relance de paiement : quand l'envoyer, quoi inclure, quand passer à la mise en demeure, et pourquoi une relance par email seul ne suffit pas.

Quand envoyer votre première relance

Le timing fait toute la différence. Trop tôt, et votre relance risque de croiser un paiement déjà en cours. Trop tard, et vous avez laissé au client des semaines pour vous oublier.

La règle de base : envoyez votre première relance 2 à 3 jours après la date d'échéance. Pas avant (le paiement est peut-être encore en traitement), pas des semaines plus tard.

Vérifiez d'abord votre propre comptabilité. Le paiement a-t-il déjà été reçu sans être encore comptabilisé ? La facture a-t-elle bien été envoyée à la bonne adresse email ? Un rapide contrôle évite d'envoyer une relance amicale pour une facture déjà réglée.

Dans la plupart des contextes B2B, une relance n'est pas juridiquement obligatoire avant de pouvoir agir. En théorie, vous pourriez confier la facture à une agence de recouvrement dès le lendemain de la date d'échéance. Mais en pratique, la relance est toujours la première étape. C'est professionnel, ça fonctionne pour les oublis sincères, et ça montre que vous prenez votre gestion du poste client au sérieux.

A noter : le recouvrement B2C est soumis à des règles plus strictes dans de nombreuses juridictions. Dans l'UE, par exemple, des délais légaux et des obligations de notification s'appliquent avant de pouvoir facturer des frais de recouvrement.

Assurez-vous que vos délais de paiement sont clairement indiqués dans vos conditions générales de vente et sur la facture elle-même. En France, la Loi LME fixe le délai maximum de paiement à 60 jours à compter de la date de facture, ou 45 jours fin de mois. Si vous appliquez d'autres délais (14 jours, 21 jours), formalisez-les par écrit. Sans délais de paiement clairs dans vos conditions générales de vente, vous aurez moins de base pour réclamer des pénalités de retard ou l'indemnité forfaitaire de recouvrement.

Que doit contenir une bonne relance

Il n'y a pas d'exigences légales strictes pour les relances de paiement B2B dans la plupart des juridictions. Mais une relance efficace inclut au minimum :

  • Le nom et l'adresse du client
  • Le numéro et la date de la facture
  • Le montant en souffrance
  • Les conditions de paiement et la date d'échéance initiales
  • Une nouvelle date limite de paiement (5 à 10 jours est la norme)
  • Vos coordonnées bancaires pour un paiement direct
  • La facture originale en pièce jointe (pour que le client n'ait pas à la chercher)
  • Un ton aimable mais clair

Trouver le bon ton

La formulation de votre relance compte plus qu'on ne le pense. Trop distante, elle est ignorée. Trop agressive, elle détériore la relation.

Pour la première relance, partez du principe que c'est un oubli. La plupart des factures en souffrance résultent d'une inattention, d'une boîte mail saturée ou d'un processus de validation qui prend du retard.

Une bonne relance est courte, factuelle, avec une demande concrète. "Merci de bien vouloir régler le montant de [montant] pour la facture [numéro] sous 7 jours ouvrés." Pas d'excuses ("désolé de vous déranger"), pas de formulations vagues ("pourriez-vous y jeter un oeil quand vous avez un moment"). Joignez la facture originale en pièce jointe pour que le client puisse payer directement sans avoir à chercher dans ses dossiers.

Pour la deuxième relance, le ton peut être plus direct. Mentionnez que vous envisagerez des mesures complémentaires si le paiement n'est pas reçu. Restez bref : plus le message est long, moins il donne un sentiment d'urgence.

Quand passer à la vitesse supérieure : de la relance à la mise en demeure

Après deux relances sans résultat, il est temps de passer à la mise en demeure. Ce n'est pas une troisième relance avec un objet différent. C'est une étape dans le processus d'escalade juridique, et souvent la dernière étape avant de confier la créance à un tiers.

La différence entre une relance et une mise en demeure, c'est le poids juridique. Une mise en demeure inclut les conséquences du non-paiement :

  • Des intérêts légaux sur le montant en retard (tels qu'établis par la directive européenne sur les retards de paiement)
  • Un montant forfaitaire minimum de frais de recouvrement
  • Un délai précis (généralement 14 jours)
  • Ce qui se passe ensuite si le paiement n'arrive pas (agence de recouvrement, procédure judiciaire)

Mentionnez dans la mise en demeure les moyens de paiement disponibles : un lien de paiement, vos coordonnées bancaires ou un récapitulatif des factures en souffrance. Plus c'est facile de payer, plus vite le règlement arrive.

Pour les clients professionnels, l'envoi de la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception est un signal fort. Elle prouve que vous avez formellement mis le client en demeure et constitue la base d'une éventuelle procédure de recouvrement. C'est d'ailleurs une obligation légale en France avant toute action judiciaire.

70% des entreprises européennes n'exercent pas leur droit de facturer des intérêts et des frais de recouvrement. Souvent par peur de nuire à la relation avec le client. Mais mentionner ces frais dans votre mise en demeure n'est pas un geste agressif. C'est un fait commercial qui renforce l'urgence.

Bonne pratique : n'envoyez jamais plus de deux mises en demeure. La plupart des réponses arrivent après la première et la dernière. Après une facture, quelques relances et deux mises en demeure, le client a eu suffisamment d'occasions de réagir. Attendre plus longtemps réduit à la fois votre crédibilité et vos chances de recouvrement. A ce stade, il est temps de confier la créance à une société de recouvrement ou de déposer une injonction de payer auprès du Tribunal de commerce.

Pourquoi l'email seul ne suffit pas

La plupart des dirigeants envoient leurs relances de paiement par email. C'est logique : c'est rapide, économique et facile à automatiser. Mais l'efficacité a ses limites.

Le taux d'ouverture moyen des relances par email se situe entre 22 et 42%. Autrement dit, plus de la moitié de vos clients ne voient jamais la relance. Parmi ceux qui l'ouvrent, beaucoup ne répondent pas.

Le contact téléphonique affiche un taux de réponse de 40 à 60%. Les relances par SMS font encore mieux : 98% de taux d'ouverture, dont 81% lus dans les cinq minutes. Combiner les appels avec un suivi par SMS augmente le taux de contact de 40% et améliore le taux d'engagement de paiement de 18%.

Le problème avec les appels, c'est la capacité. Un suivi manuel coûte en moyenne 0,90 euro par contact, contre 0,14 euro pour un message automatisé. Un chargé de recouvrement peut passer 30 à 50 appels par jour. Avec un portefeuille de créances important, le calcul ne tient pas. Les petites factures sont alors mises de côté, et ce sont précisément celles qui finissent en pertes.

Automatiser les relances de paiement

Passer du suivi manuel à l'automatisation du poste client fait une différence mesurable. Les entreprises qui automatisent leurs relances voient leur taux de recouvrement passer en moyenne de 60% à 90-95%. Les factures sont réglées 30 à 50% plus vite.

Mais la plupart des outils d'automatisation s'arrêtent à l'email. Ils envoient des relances programmées, et c'est tout. Pour les clients qui ont sincèrement oublié, ça fonctionne. Pour les autres, non. Et pour les clients professionnels qui paient structurellement en retard, il faut plus qu'une relance par email.

Chez Dunwise, nous avons conçu un logiciel de gestion du poste client qui prend en charge l'intégralité du processus de suivi. Notre agent vocal IA automatise la gestion de vos créances, de la relance à la conversation. Pas seulement l'email, mais aussi l'appel téléphonique qui suit. Chaque facture en souffrance reçoit un appel dans les temps. Le ton s'adapte automatiquement : cordial à 7 jours, professionnel à 30, direct à 60.

Le client dit "je n'ai jamais reçu la facture" ? L'agent l'envoie par SMS pendant l'appel. Le client accepte de payer ? Le lien de paiement arrive avant la fin de la conversation. Il y a un litige ? L'agent capture les détails et les transmet à votre équipe.

Résultat : vos relances ne s'arrêtent pas à l'email. Chaque facture reçoit le suivi qu'elle mérite, sans mobiliser votre temps.

Vous voulez voir comment ça fonctionne ? Réservez une démo. Les factures que vous finissez par passer en perte sont presque toujours celles que personne n'a relancées autrement que par email. Plus vous envoyez vos relances tôt et assurez le suivi, plus vous avez de chances de récupérer votre facture.